En 2020, vous et vos petits camarades issus de l'élite de l'armée américaine vous retrouvez plongés au cœur des Philippines, sur une île de fort bonne taille à la jungle bien dense.
C'est ainsi que démarre la première phase du jeu dans laquelle vous serez parfois seul, parfois accompagné d'une armée entière. Tout ça pour tenter de comprendre pour quelle raison l'armée nord-coréenne se passionne tant pour un site de fouilles archéologiques qui se révèlera être le site du crash d'un vaisseau alien évoquant un congélateur géant.
C'est donc dans la jungle que vous ferez vos armes avec la Nanocombinaison. D'une simple pression, son porteur peut ouvrir un menu radial donnant accès aux aptitudes spéciales. Vitesse, force, armure ou camouflage à la Predator. Chacune de ces capacités consommera votre énergie de façon différente. L'armure videra vos piles uniquement lorsque vous prendrez un coup, la vitesse donnera lieu à de brefs coups de boost, la force diminue à chaque coup porté, enfin le mode invisible ponctionne vos réserves à chaque mouvement.
L'une des très grandes forces de Crysis réside dans cette
Nanocombi, en particulier si on la couple avec l'environnement ouvert de la jungle et le système d'intelligence artificielle qui l'anime. Même si certaines limites naturelles existent, la jungle de Crysis est largement assez ouverte pour qu'on y trouve une multitude de voies à suivre pour rallier nos divers objectifs qui, par une habile narration, changeront parfois en cours de route ou se verront adjoindre des objectifs secondaires facultatifs. Prêt à en découdre avec les forces ennemies ? Foncez par la route principale. Plutôt envie qu'on vous laisse en paix ? Percez votre chemin à travers les fougères. En plus, ça vous donnera l'occasion de contempler les environnements simplement grandioses du jeu et noter comme la végétation s'anime quand on la traverse.
La Nanocombi est l'outil idéal pour celui qui souhaite choisir son approche. Furtif ou bourrin, la maîtrise des capacités spéciales autorise un peu toutes les folies. Si au démarrage on a tendance à se limiter, on réalise vite que s'approcher en mode furtif, basculer en Force pour saisir un ennemi et le balancer sur le reste de la troupe avant de repartir en Armure ou en Vitesse pour finir le travail au shotgun, ça a du bon. Pourquoi ne pas attirer vos ennemis sous un toit qu'on aura gentiment piégé au C4 pour ensuite se tirer en mode furtif et tout faire sauter ? Ou faire tomber quelques palmiers de-ci de-là ? L'ouverture du terrain de jeu, la diversité d'approches possibles et les réactions de l'I.A., qui vous contourne, appelle des renforts et communique, font de Crysis, au moins dans cette première section un titre qui regorge de surprises que l'on pourra pratiquer à de nombreuses reprises sans rejouer la même séquence. La jungle de Crysis devient rapidement ce qu'on appelle dans le jargon super hype du video game : une sandbox pour gameplay émergeant.